Décès de Jean-Pierre Vignola

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Jean-Pierre Vignola par Jean-Baptiste Millot
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C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Jean-Pierre Vignola, figure majeure et discrète du jazz en France. Programmateur historique du festival Jazz à Vienne, auquel il a consacré plus de quarante ans de sa vie, il était avant tout un passeur, un artisan passionné qui a œuvré sans relâche pour faire rayonner le blues et le jazz auprès de tous les publics.

C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Jean-Pierre Vignola, figure majeure et discrète du jazz en France. Programmateur historique du festival Jazz à Vienne, auquel il a consacré plus de quarante ans de sa vie, il était avant tout un passeur, un artisan passionné qui a œuvré sans relâche pour faire rayonner le blues et le jazz auprès de tous les publics. 
Depuis ses débuts dans les années 1970 à la MJC de Mantes-la-Jolie jusqu’à son rôle central dans la création et le développement de Jazz à Vienne en 1981, Jean-Pierre Vignola a accompagné, soutenu et fait découvrir d’innombrables artistes. 
Le conservatoire Quincy Jones lui doit également beaucoup. C’est grâce à lui que le lien avec Quincy Jones a pu être établi, ouvrant la voie au changement de nom du conservatoire. Par son implication dans le festival Blues sur Seine, il a permis la venue de nombreux artistes au sein de l’établissement, contribuant à en faire un lieu vivant de rencontres et de transmission. Il a aussi été à l’origine d’un geste symbolique fort : le don du vibraphone de Michel Hausser par Marie-Rose Hausser, témoignage concret de son attachement à la transmission et à la mémoire du jazz.
Aujourd’hui, au-delà du programmateur reconnu, c’est un passionné, un découvreur et un bâtisseur de liens qui disparaît. Son héritage, fait de rencontres et de musique, continuera de résonner longtemps au sein du conservatoire et bien au-delà.

Crédit photo : Jean-Baptiste Millot